Été réunionnais
Il fait chaud. À étouffer. Comme si l'air pesait plus lourd, et prenait un malin plaisir à s'enrouler lascivement autour de nous, et de ses doigts invisibles, à enserrer nos poumons d'un carcan insupportable.
Le ciel est bleu. Trop bleu pour qu'on puisse rester à le regarder. La lumière donne une vivacité aux couleurs des choses - fleurs, arbres, ... - qui agresse les yeux. Le soleil de ses flèches de feu s'amuse à chauffer les pierres, le goudron, les tôles de métal sur le toit des vieilles cases, et ma peau, qui rougit sous son agression.

Le ciel est bleu ; comme l'eau étincellante de la piscine devant moi. Et le soleil pare le corps des nageurs de milliers de perles transparentes.
Je vois les muscles rouler sous la peau ruisselante. La grâce des nageurs est une danse cérémonielle en l'honneur des seigneurs indifférents de l'éther. Et nous, pauvres esclaves, adorateurs, blasphémateurs, nous leur donnons leur tribut chaque jour.
Sous mes pieds, le sol brûlant. Au dessus de ma tête, l'astre-fournaise. L'été arrive. L'hiver est mort, dans la lente agonie des jours rallongeants, dans le long trépas des alizés.
Un souffle léger - presque une brise- vient déplacer l'air et l' attièdit. Une mèche carresse mon visage - réconfort tendre d'une main invisible.
Restent à venir les pluies torrentielles des cyclones. Restent encore à venir les chaleurs mortelles des nuits d'été austral.
Et un jour, un jour pas si lointain, reviendront la fraîcheur et le soulagement de l'hiver qui remplacera l'implacable moiteur estivale des Tropiques.
Le ciel est bleu. Trop bleu pour qu'on puisse rester à le regarder. La lumière donne une vivacité aux couleurs des choses - fleurs, arbres, ... - qui agresse les yeux. Le soleil de ses flèches de feu s'amuse à chauffer les pierres, le goudron, les tôles de métal sur le toit des vieilles cases, et ma peau, qui rougit sous son agression.

Le ciel est bleu ; comme l'eau étincellante de la piscine devant moi. Et le soleil pare le corps des nageurs de milliers de perles transparentes.
Je vois les muscles rouler sous la peau ruisselante. La grâce des nageurs est une danse cérémonielle en l'honneur des seigneurs indifférents de l'éther. Et nous, pauvres esclaves, adorateurs, blasphémateurs, nous leur donnons leur tribut chaque jour.

Sous mes pieds, le sol brûlant. Au dessus de ma tête, l'astre-fournaise. L'été arrive. L'hiver est mort, dans la lente agonie des jours rallongeants, dans le long trépas des alizés.
Un souffle léger - presque une brise- vient déplacer l'air et l' attièdit. Une mèche carresse mon visage - réconfort tendre d'une main invisible.
Restent à venir les pluies torrentielles des cyclones. Restent encore à venir les chaleurs mortelles des nuits d'été austral.
Et un jour, un jour pas si lointain, reviendront la fraîcheur et le soulagement de l'hiver qui remplacera l'implacable moiteur estivale des Tropiques.
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