Lettre au monde.

Publié le par Silane

J'aimerais comprendre la nature de l'Homme.
Qu'est-ce qui le pousse à dénigrer, à rabaisser, à heurter, à tuer autrui? Quelle est cette part de lui si forte qu'il ne peut la refouler ; ce besoin de blesser? Pourquoi ne peut-on vivre en paix  ensemble?
Cancanages, commèrages,  ... Terrorisme, fanatisme, ... Amertume.

Together and apart.


I wish for som'thing more.

Je rêve d'une chaleur étouffante et d'un courant d'air frais, pour que les miasmes de nos sociétés s'envolent, et ne reviennent jamais.
Je veux la saveur d'une pluie d'été dans le désert des sentiments humains, dans la boue trop épaisse de la misère des âmes.
J'aimerais quelque chose de plus que l'illusion des apparences; quelque chose qui efface les armures des haines et  déceptions, du manque de confiance et de la perversité.

I wish for som'thing right.

J'ai vu la peur dans leurs regards ; j'ai vu la haine dans leur mépris; j'ai vu les larmes dans leur violence. Et ils ne comprennent pas qu'à s'entre-déchirer, qu'à tuer d'autres consciences, c'est eux qu'ils comdamnent. Ils tue leur innocence.
Se vengent-ils de leurs faiblesses? Se vengent-ils de notre force?
L'homme n'est pas un loup pour l'homme. Il n'est pas un vautour. Ces deux animaux sont utiles au monde , ils sont nobles. L'homme est un virus pour l'homme. Il va finir par s'éradiquer lui-même de la planète. Et par là, la sauver?

I wish for som'thing else.

"[...] notre intelligence est ainsi conformée qu'elle trouve satisfaction dans la simple connaissance,et même une satisfaction plus grande que dans l'utilité qui en résulte. [...] Les hommes qui ne sentent pas cela doivent envier les bêtes." ( Kant )

L'homme blesse, tue.
J'envie la paisible assurance des chats : pas de passé, pas de futur pour les troubler vraiment. Juste certitude d'un univers égocentrique et qui leur est consacré. Pas de cruauté, pas de perversité.
J'envie la mémoire des poissons rouges, et la vacuité de leur vie. J'envie le vol paresseux des papillons, êtres éphémères.
L'homme engendre, rit.
Et j'aime la saveur des mots que les poétes dévient de leurs sens guerriers pour leur redonner de la beauté.

I wish for som'thing better.

Alors c'est une supplique que tant d'autres font aussi.
Alors c'est les pleurs de tant d'autres avec moi.
Alors c'est l'espoir de tant d'autres partout.
Stop. Stop the slaughter of innocence.

Laissez-leur - laissez-nous un peu d'innocence, un peu de ciel bleu. Et partagez-le avec nous. Peut-être. Parfois...










Même si finalement, j'y crois pas.

Publié dans Philosophique

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Bwin 02/03/2009 12:46

Très joli texte. le monde manque de poésie.
Il est grand temps de rallumer les étoiles.

Macada 02/02/2009 12:36

C'est beau.

Une nouvelle fois : clap ! clap ! clap !